Formations et Métiers

Formations et Métiers

Critiquant l’orientation et le cursus actuel Mébarki plaide pour une nouvelle architecture pédagogique

Mebarki.jpg
Ministre de la formation et de l'enseignement professionnels

 

C'est la première fois qu'un ministre du secteur met le doigt sur la problématique qui a tant coûté au domaine de la formation et de l'enseignement professionnels.

Le ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, vient de rompre avec l'ancien système d'orientation pédagogique en plaidant pour sa révision dans la perspective de le hisser aux défis et aux mutations dont fait l'objet le monde dans ce domaine sensible de la formation et de l'enseignement professionnels. C'est lors de l'événement portant rencontres régionales d'information et de vulgarisation de la nouvelle organisation du cursus d'enseignement professionnel que Mebarki a plaidé pour la mise en place d'une nouvelle approche de l'orientation pédagogique en appelant les pédagogues, les psychopédagogues et les spécialistes du domaine d'apporter leur contribution en la matière.
La question de l'orientation et de la déperdition scolaire se pose comme un défi, voire une urgence pour le secteur de la formation et de l'enseignement professionnels, dans la mesure où le flux des élèves après le cycle scolaire obligatoire est considérable, mais aussi le cadre mis pour la circonstance est frappé de désuétude. Le ministre Mebarki a souligné que «je veux lever le quiproquo quant à la différence qui existe entre le cursus de l'enseignement et celui de la formation professionnelle: Si la formation professionnelle comme activité vient de montrer et prouver sa performance de façon excellente, l'enseignement professionnel et depuis son lancement d'une manière officielle en 2010, à travers les instituts de l'enseignement professionnel, n'a pas pu réaliser les objectifs escomptés consistant à absorber entre 30 et 40% des élèves du cycle obligatoire des candidats au cycle secondaire de l'enseignement général et technique, comme cela a été décidé par la Commission nationale de la réforme du système national de l'éducation et de la formation», a tonné le ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki. C'est la première fois qu'un ministre du secteur met le doigt sur la problématique qui a tant coûté au domaine de la formation et de l'enseignement professionnels, en matière de gestion des demandes dans le cycle professionnel y compris sur le plan financier, sans que l'essentiel de la démarche soit appliqué ou respecté selon les normes. Ce constat répond à une situation concrète que traverse le secteur de la formation et de l'enseignement professionnels en relation avec le ministère de l'Education nationale. D'où la déperdition scolaire avec un niveau et un taux d'analphabétisation drastiques faisant hypothéquer le volet pédagogique et celui du cursus de l'enseignement professionnel. Le ministre Mohamed Mebarki a indiqué que «dans ce cadre, la Commission nationale de la réforme du système éducatif en Algérie avait suggéré la création du cursus de l'enseignement professionnel aux côtés du cursus de l'enseignement général et technique, cela permet aux élèves-candidats au cycle post-obligatoire deux possibilités en matière d'orientation, soit une orientation vers l'enseignement général et technique au sein des lycées, soit une orientation vers l'enseignement professionnel qui était censé remplacer l'enseignement technique qui était enseigné au niveau des établissement de l'Education nationale», a déclaré Mohamed Mebarki. Dans le même registre, le ministre a essayé d'ouvrir une brèche par rapport à la question de l'architecture pédagogique pour permettre au secteur de s'adapter avec les changements et les transformations du secteur de la formation et de l'enseignement dans le monde en général et dans le pays en particulier.
C'est ce constat d'un secteur où les passerelles menant vers l'enseignement supérieur professionnel font défaut. D'ailleurs, dans ce sens, la question du baccalauréat professionnel a été soulevée encore une fois lors de ces rencontres régionales d'information et de vulgarisation de la nouvelle organisation du cursus d'enseignement professionnel. La révision de l'architecture pédagogique est devenue une urgence, selon les déclarations du ministre. C'est la seule manière pour faire de l'enseignement professionnel un véritable cursus avec tout ce que cela engendre comme reconnaissance en matière de diplômes et de classification.

 

Par Hocine NEFFAH - Jeudi 22 Mars 2018

Publié par le quotidien l’expression



24/03/2018
0 Poster un commentaire
Ces blogs de Enseignement & Emploi pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 18 autres membres